La Danse cosmique, Habiter et représenter les méandres de l’univers, est un livre magnifique qui entraîne le lecteur dans une odyssée visuelle allant du minuscule à l’infini, sillonnant les cinq continents, traversant les civilisations et les âges.
L’auteur nous embarque dans son ouvrage “La danse cosmique” à travers un foisonnement d’images mêlant illustrations naturalistes, planches anatomiques, représentations du nirvana, symboles de la géométrie sacrée et cartographies du cosmos. Stephen Ellcock montre ainsi comment les croyances ancestrales liées au divin influencent la façon dont l’homme se représente et se situe au sein de l’univers.
“Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas” Ellcock
Dans la Préface, Ellcock nous explique l’objectif de son livre : “Retrouver une perspective”. Une absence de perspective peut se révéler incroyablement destructrice à un niveau microcosmique et personnel. Elle peut, par exemple, conduire un adulte au bout du rouleau à se mettre à cafouiller, à perdre ses repères et à partir à la dérive dans un monde semé d’écueils et de pièges, et à s’engager dans une guerre permanente non seulement contre lui-même mais contre ses amis et ses ennemis, tant réels qu’imaginaires.
Ainsi, en six chapitres palpitants, il lève le voile sur les croyances, les mythes et les visions mystiques qui ont sculpté l’humanité. Son expédition commence dans le Chaos primordial, ce tourbillon d’avant le monde, et nous entraîne à la naissance de Gaïa, la Terre elle-même, avant de plonger dans la nature des éléments : ce feu sacré, cette eau vibrante, ces poussières d’étoiles qui façonnent notre réalité.
Ensuite, on plonge tête la première dans l’infini petit, un univers où particules et insectes jouent la danse de la physique quantique. Ellcock nous murmure que tout, du cosmos au monde subatomique, vibre à la même fréquence ; “ce qui est en haut est comme ce qui est en bas”. Et, au passage, l’humanité s’imagine en dieu miniature ! Oui, vous êtes un microcosme sacré, une copie miniature de l’ordre divin, avec une physiologie et une anatomie qui reflètent l’Univers lui-même. C‘est ainsi que s’érigent les premières civilisations, bâties selon des proportions divines, où le monde devient une immense œuvre géométrique — un temple de Fibonacci et de géométrie sacrée.
‘Sol’ (‘Sun’) from Description of the Eight Pageants Held during the Games on the Occasion of the Christening of Princess Elisabeth of Hesse, 1596
Crédit : BSB Shelfmark: Cod.icon
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