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Joseph Arthur, étoile sans fin

7 avril 20254 min read

Icône folk révélée par Lou Reed et Peter Gabriel, Joseph Arthur réunit fans de sons et d’images par sa présence habitée, presque magnétique. À la fois poète rock, peintre et visionnaire, il est revenu à Paris à l’occasion de son exposition “Visual Music”, à la Galerie de la Clé. À travers notre rencontre, il nous confie sa démarche artistique et son processus de création. Un échange hors-norme, à découvrir sans plus attendre.

M. Joseph Arthur, ramené à ses débuts

Les premiers accords de Honey and the Moon nous ramènent invariablement en 2003. Cette époque, lorsque les mélopées du chanteur imprégnaient toute une génération d’une folk aux accents nostalgiques. Impossible pour l’artiste de ne pas jouer ce tube aussi subtil qu’authentique, plus de vingt ans après sa sortie. Le titre a figuré sur bon nombre de bandes originales dans les années 2000, comme celle d’American Pie 3 ou The OC. 

Mais encore avant, en 1996, c’est In the Sun qui séduisait par l’efficacité de son refrain inoubliable. Une ballade sublime, spirituelle, tirée de son deuxième album . Au point de de figurer dans plusieurs séries télévisées, dont Scrubs ou Grey’s Anatomy. Le titre a aussi été l’objet de multiples covers, par Peter Gabriel, Michael Stipe de R.E.M ou Chris Martin de Coldplay. Dénuées de fioritures, promptes aux formules incantatoires, les chansons de Joseph Arthur revêtent une grâce certaine. Peter Gabriel ne s’y était pas trompé, à la fin de la décennie 90, en signant l’album Big city secrets sur son label Realworld.

Et aujourd’hui ? 

Des années plus tard, sa fille, Mélanie Gabriel, a rejoint Joseph sur sa première tournée européenne. Cela fait suite à sa prise de position anti-vaccin durant l’épidémie de Covid, et son bannissement de l’industrie musicale américaine. Les salles sont désormais plus intimistes, mais les fans toujours là, fidèles. Les liens se sont mêmes resserrés autour de Joseph Arthur, dont l’aura possède ce quelque chose de mystique. Dans ses œuvres picturales et performances live, abonde une énergie vitale. Elle épouse les contours de la félicité, scintille plus que jamais, comme une preuve que tout se surpasse, parfois.

Au vu des concerts des derniers mois, il est incontestable que sa douceur brute s’est abreuvée d’une résilience particulière. Il a engendré de nouveaux très beaux titres comme Cinders, One Life ou Sweet child O’Mine. Joués à la galerie de la Clé à Paris, au théâtre de l’Oeuvre ou à l’Espace Carte Blanche à Marseille, Joseph Arthur poursuit son ascèse. Il nous y emmène avec lui, entre réminiscences de titres toujours phares et inédits de très bel augure. 

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